| Vaisya Élevage,
commerce, agriculture sont le fait des vaisya, ceux qui appartiennent
au vis, c’est-à-dire au peuple de la contrée. Ils
sont habilités, comme les ksatriya, à accomplir les
rites d’oblation. Le prêt à intérêt, très
répandu dans l’Inde, dépendait d’eux en principe.
La protection des bestiaux est la première fonction des vaisya
et s’étend principalement sur les vaches, moins en raison
de leur caractère sacré, ainsi qu’on le croit communément,
que comme l’animal domestique essentiel pour la société
indienne (non seulement par le lait qu’elles fournissent, mais encore
parce que les bœufs - mieux que les buffles et à défaut
d’une race chevaline nombreuse - étaient les animaux indispensables
de trait et de labour). La classe des vaisya, comme celle des ksatriya,
est aujourd’hui très réduite en dépit du développement
du commerce et de la banque, parce que l’usage n’est plus de compter
comme vaisya ceux qui exercent ces professions, beaucoup étant
notoirement des brahmanes ou des sudra. Certains groupes revendiquent
toutefois l’appartenance à la classe des vaisya, que les
autres les acceptent ou non comme tels.
Les trois premières classes ont droit à
l’upanayana, imposition d’un cordon passant sur l’épaule
gauche et au-dessus de la hanche droite. La cérémonie
marque l’admission dans la classe et elle est considérée
comme une seconde naissance. Les brahmanes, les ksatriya et les
vaisya sont tous ensemble dits, de ce fait, «deux fois nés»
(dvija), mais le terme désigne le plus souvent des brahmanes.
Les cérémonies et les cordons diffèrent pour
les trois classes. Le cordon s’appelle yajñopavîta
«cordon sacrificiel». Le droit à son port oppose
les trois premières classes, habilitées à accomplir
des œuvres sacrificielles védiques, aux sudra, qui en sont
exclus de par la doctrine des Dharmasastra.
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